16 mars 2012 Archives | FN 17 Fédération Front National de Charente-Maritime

Les enquêtes sur le meurtre d’un parachutiste dimanche à Toulouse et sur ceux de deux autres jeudi à Montauban, vont être regroupées au parquet de Toulouse, a annoncé vendredi 16 mars une source proche de l’enquête.

Une seule et même arme semble avoir servi pour les meurtres, a indiqué le procureur de Toulouse, Michel Valet.

« Un lien de connexité indiscutable est établi entre les deux affaires. Il est possible de dire que la balle tirée à Toulouse et les balles tirées à Montauban proviennent d’une seule et même arme », a dit le procureur, confirmant devant la presse ce que les enquêteurs laissaient entendre.

Le troisième soldat entre la vie et la mort

Jeudi, le tireur de Montauban, arrivé sur un scooter Yamaha T-Max de très grosse cylindrée, habillé tout en noir et casqué, est descendu de sa machine avant d’ouvrir le feu sur les soldats de 24, 26 et 28 ans, en tenue et a priori désarmés. Puis le meurtrier s’est enfui, le carrefour et la géographie des lieux facilitant sa fuite.

Deux soldats sont donc morts, et le troisième, atteint à la moelle épinière, se trouvait toujours entre la vie et la mort dans la nuit de jeudi à vendredi quand le ministre de la Défense Gérard Longuet et la députée-maire Brigitte Barèges ont quitté la caserne du 17e Régiment de génie parachutiste.

L’une des victimes achevée de trois balles

La députée-maire se dit douloureusement frappée par le « sang-froid exceptionnel » du tueur. Selon des témoins, après avoir le feu sur les trois soldats auprès d’un distributeur automatique, il a pris le temps de retourner l’une des victimes qui rampait et de l’achever de trois projectiles.

« Ce genre d’exécution fait penser à la pire époque des attentats basques. Il y a une volonté de tuer à tout prix qui fait froid dans le dos, un acte de barbarie, un acte gratuit. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut imaginer de la part d’un petit voyou de banlieue. Montauban, comme toute la France, est sous le choc », a réagi la maire de Montauban qui a indiqué que la compagne d’une des victimes était enceinte de sept mois.

Le tueur en voulait précisément aux militaires

Le propriétaire de la boulangerie toute proche de la scène de crime, Pascal Paga, rapporte que son employée n’a eu la vie sauve que par un concours de circonstances : elle lavait les vitres quand les soldats lui ont dit qu’ils allaient retirer de l’argent pour acheter un Coca ; elle est rentrée dans le magasin pour servir une cliente en attendant les parachutistes ; c’est alors que s’est produite la tuerie.

Toutefois, c’est bien aux militaires que le tueur en voulait, assure-t-il : « Une personne âgée attendait derrière les soldats pour retirer de l’argent. Le tueur l’a écartée pour les abattre ».

Les militaire sous vigilance renforcée

Des mesures de vigilance renforcée ont été prises pour les militaires stationnés dans la région de Toulouse, à qui l’on a demandé de ne pas porter l’uniforme hors des enceintes militaires.

« Des consignes de vigilance ont été données, notamment à l’entrée des enceintes militaires », a indiqué un porte-parole du Sirpa Terre: « Il leur a notamment été demandé de ne pas porter l’uniforme hors des enceintes ». Ces mesures concernent l’ensemble de la zone où est stationnée la 11e Brigade parachutiste, notamment à Toulouse, Montauban, Pamiers et Tarbes.

Un acte « lâche et inqualifiable » pour Alain Juppé

Lors d’un point presse à Bordeaux, ville dont il est le maire, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a jugé vendredi « lâche et inqualifiable » l’assassinat de deux militaires.

Le chef de la diplomatie française s’est refusé à établir toute relation avec la présence militaire française en Afghanistan. « J’ai écouté (le ministre de la Défense) Gérard Longuet, le procureur, il n’y a pour l’instant aucune espèce de preuves ou d’indication » de lien entre les meurtres et la présence de soldats français dans ce pays, a insisté Alain Juppé.

« Ne commençons pas à spéculer sur d’éventuelles motivations », a-t-il ajouté. Précisons que cette déclaration a été faite avant que ne soit rendue publique l’information que l’arme utilisée à Toulouse était la même que celle qui a servi à Montauban.

Source de l’article: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120316.OBS3897/fusillade-les-enquetes-de-toulouse-et-montauban-regroupees.html

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