19 mars 2012 Archives | FN 17 Fédération Front National de Charente-Maritime

Lundi 19 mars au matin, devant le collège-lycée juif Ozar Hatorah de Toulouse (Haute-Garonne), un homme et trois enfants ont été froidement abattus, et un adolescent grièvement blessé par un homme circulant à bord d’un puissant deux-roues. Très vite, la question s’est posée : est-ce celui qui a ouvert le feu sur trois militaires jeudi dernier à Montauban, tuant deux d’entre eux et blessant très grièvement le troisième, et qui a tué un autre militaire, dimanche 11 mars, à Toulouse ?

S’il est trop tôt pour le savoir, « des éléments justifient qu’on se pose très sérieusement la question d’un lien », a déclaré le procureur de la République de Toulouse Michel Valet.

Ce que l’on sait sur le drame de Toulouse en vidéo :

(sources i-télé, BFM TV, France Télévisions, Ouest-France)

1. Que s’est-il passé lundi matin à Toulouse ?

Vers 8 heures lundi matin, peu avant l’ouverture du collège-lycée juif Ozar Hatorah de Toulouse, un homme casqué circulant sur un deux-roues de « grosse cylindrée » en est descendu et a ouvert le feu sur plusieurs personnes qui se trouvaient devant l’établissement scolaire situé au 33, rue Jules-Dalou, dans un quartier pavillonnaire du nord de la ville.
 Tuerie de Toulouse : ce que lon sait   Le Nouvel Observateur

Rue Jules Dalou, devant le collège-lycée Ozar Hatorah (photo C. D., Le Nouvel Observateur)

Il « a tiré sur tout ce qu’il y avait en face de lui, enfants et adultes, et des enfants ont été poursuivis à l’intérieur de l’école », a indiqué le procureur de Toulouse Michel Valet. Le meurtrier aurait tout d’abord ouvert le feu sur le professeur, avant d’entrer dans l’établissement où il a à nouveau fait feu. « Des enfants ont été poursuivis à l’intérieur de l’école », a précisé le procureur.

Un professeur de religion du collège, ses deux enfants, âgés de 3 et 6 ans, et la fille du directeur de l’établissement scolaire âgée de 8 ans, ont été tués. Un adolescent, vraisemblablement élève de l’établissement, a également été grièvement blessé. Actuellement hospitalisé à Toulouse, son pronostic vital est engagé.

Quand ils ont été pris pour cibles, les trois enfants attendaient à un point informel de ramassage scolaire pour se rendre à l’école primaire Gan-Rachi, située à proximité.

Ce que disent les témoins de Toulouse :

« On se connaît tous dans cette école. Tous les enfants qui sont là, c’est une famille. On se connaît tous, c’est notre enfant » confie, « choquée » et « terrorisée », une mère de famille à « France Télévisions« , « c’est pas notre enfant qui est mort mais c’est comme si c’était notre enfant. »

Odène, interne au collège-lycée, n’a pas assisté à la scène. Elle était retranchée dans la synagogue avec une « bonne trentaine d’enfants ». Elle raconte à « Europe 1 » : « La CPE est entrée dans la synagogue pour nous dire qu’il y avait eu des coups de feu. Tout le monde a dû s’enfuir par la porte de secours de derrière. Nous, comme on est chez les femmes, on ne pouvait pas s’enfuir donc on n’a pas bougé de la porte d’en haut. Plusieurs personnes ont été touchées. La plupart des élèves crient, d’autres pleurent. On est assez éparpillés. Les parents ont pris leurs enfants. »

 Tuerie de Toulouse : ce que lon sait   Le Nouvel Observateur

Mur situé à l’arrière du collège-lycée Ozar Hatorah (photo C. D., Le Nouvel Observateur)

2. Quels liens avec les récents meurtres de militaires à Montauban et Toulouse ?

Il est « trop tôt pour établir des liens certains » avec les meurtres de militaires à Montauban et Toulouse, a précisé le procureur de la République de Toulouse. Il reconnaît toutefois que « des éléments justifient qu’on se pose très sérieusement la question d’un lien ».

Les enquêteurs auraient en effet relevé des similitudes entre les trois drames. Tout d’abord le fait qu’il s’agisse d’un homme circulant sur un scooter ou une moto de « grosse cylindrée ». Certains témoins parlent en revanche d’un scooter blanc, d’autres d’un noir, comme celui vu lors des meurtres de militaires.

Celui qui a ouvert le feu lundi matin était vraisemblablement muni de deux armes, dont une de calibre 11.43, soit le même calibre que celui utilisé à Montauban jeudi dernier et Toulouse dimanche 11 mars. L’homme qui a abattu quatre personnes lundi matin aurait utilisé un 9 mm quand il se trouvait devant l’établissement scolaire. Selon des sources policières, cette arme se serait enrayée et le tireur aurait ensuite eu recours à une autre arme de calibre 11,43.

Lundi après-midi, une source proche de l’enquête citée par l’AFP indique que la même arme a été utilisée dans les trois affaires.

3. Où en est l’enquête ?

Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert trois enquêtes pour assassinat après les drames de Toulouse dimanche 11 mars, Montauban jeudi 15 mars et Toulouse à nouveau lundi matin. « Le parquet de Paris s’est saisi au titre de sa compétence antiterroriste des trois enquêtes diligentées pour des faits qualifiés d’assassinat et tentatives d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste », a déclaré le procureur de Paris François Molins dans un communiqué.

Le chef de la section antiterroriste du parquet de Paris, Olivier Christen, s’est rendu sur place aux alentours de 15 heures, nous indique aussi notre envoyée spéciale Cécile Deffontaines.

Si l’on sait que l’arme utilisée à Montauban et Toulouse lors des meurtres de militaires est la même, celui ou ceux qui sont soupçonnés d’avoir ouvert le feu sont toujours traqués par de nombreux enquêteurs. Tous les services de la DCPJ (Direction centrale de la police judiciaire ont étés saisis, soit des milliers d’hommes et de femmes incluant les services centraux spécialisés de la DCPJ et les directions interrégionales de la police judiciaire (DIPJ) en province notamment, indique-t-on de source policière.

Au total, avec les effectifs spécialisés en lutte contre le terrorisme, « plus de 200 enquêteurs » sont actuellement mobilisés, selon notre envoyée spéciale Cécile Deffontaines qui s’est entretenue avec le procureur de Toulouse.

Concernant l’affaire de Montauban, les enquêteurs disposent par ailleurs de plusieurs témoignages, dont un qui pourrait être capital mais doit être considéré avec prudence, ainsi que d’images de videosurveillance du centre-ville. Un chargeur « nettoyé », selon Claude Guéant, et des douilles ont également été retrouvés sur place. « On ne part pas de rien, on a des éléments à exploiter », confiait dimanche une source proche de l’enquête.

En fin de matinée lundi, le président de la République Nicolas Sarkozy, qui s’est rendu sur place, s’est dit « interpellé » par la similitude entre les trois affaires et a affirmé « qu’absolument tout sera mis en œuvre pour retrouver » le ou les auteurs des faits.

4. Quelles consignes de sécurité ont été données ?

Un périmètre de sécurité a été établi autour de tous les établissements scolaires juifs de Toulouse, selon la secrétaire générale de la préfecture de Haute-Garonne Françoise Souliman.

« On nous a demandé de fermer le bâtiment et de partir », a expliqué au « Nouvel Observateur » dans la matinée Laurent Taieb, délégué du FSJU (Fond Social Juif Unifié), structure sociale éducative et culturelle située à trois kilomètres environ de l’établissement scolaire, ajoutant : « Est-ce une attaque contre la communauté juive ? Est-ce un acte isolé ? On ne sait rien. »

« La consigne a été donnée à tous les préfets et aux services de police et de gendarmerie de renforcer la surveillance autour des lieux confessionnels » explique également le ministère de l’Intérieur au « Nouvel Observateur » : « mosquées, synagogues, écoles coraniques et israélites sont concernées, plus particulièrement les écoles israélites. » Des renforts de police et de gendarmerie ont également été envoyés « sur la région de Toulouse. »

Source de l’article: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120319.OBS4087/tuerie-de-toulouse-ce-que-l-on-sait.html

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