21 mars 2012 Archives | FN 17 Fédération Front National de Charente-Maritime

Dominique Jamet en novembre 2010 Toulouse, médias et politiques : le doigt dans l’oeilPar Dominique Jamet Parler. Parler sans savoir. Parler sans attendre. Accuser sans preuves. Amalgamer sans logique. Condamner sans avoir instruit. Désigner à la vindicte et à l’exécration publiques le bouc émissaire de son choix. Mais à quoi rime ce cirque médiatique et politique ?

Parler. Parler sans savoir. Parler sans attendre. Accuser sans preuves. Amalgamer sans logique. Condamner sans avoir instruit. Désigner à la vindicte et à l’exécration publiques le bouc émissaire de son choix. Tordre l’actualité, si tragique soit-elle, d’autant plus qu’elle est plus tragique et plus susceptible de déchaîner les passions, et l’instrumentaliser en fonction de ses préjugés, de ses obsessions, de ses haines ou tout simplement de ses intérêts. L’histoire surabonde de ce genre de comportements, trop souvent à la base d’ostracismes arbitraires, de lois d’exception, d’atteintes aux libertés.

Le Reichstag flambait encore que Goering avait déjà identifié le pyromane et, derrière lui, la main du Parti communiste, aussitôt interdit. Bonaparte avait à peine échappé par miracle à l’attentat de la rue Saint-Nicaise, fomenté par les royalistes, qu’il en dénonçait déjà les auteurs, qui ne pouvaient être, n’est-ce pas, que les jacobins nostalgiques de la Terreur. On attendrait plus de sagesse, plus de retenue, plus de réflexion, dans une démocratie adulte, de la part d’hommes politiques, supposés responsables, puisque aspirant à exercer la plus haute charge de la République, a fortiori de polémistes qui se présentent sans complexe et se laissent complaisamment présenter comme philosophes.

François Bayrou, que l’on aurait pu croire plus mesuré, mais qu’affolent son ambition monomane et la perspective d’être une fois encore privé de second tour, n’a pas craint, sans avoir procédé à la moindre enquête, et alors que l’enquête était en cours, de prononcer l’anathème contre « les gens qui se servent des passions noires pour les faire flamber ».

Jean-Luc Mélenchon, dans la pure tradition, de Robespierre, son modèle, son idole, menaçait obscurément ceux qui « recourent à certaines citations ». En clair, c’est le fameux discours sécuritaire prononcé à Grenoble par Nicolas Sarkozy, ce sont les propos de Claude Guéant sur l’inégalité des civilisations qui ont armé le bras des assassins. On parle d’immigration, et l’on déchaîne les pogroms, on évoque le dossier de l’abattage et de la commercialisation de la viande halal, et cela finit par une boucherie. On cite des vers de Robert Brasillach, journaliste antisémite et poète fusillé, et l’on est justiciable de l’ascenseur pour les fachos.

Pas en reste, Le Canard Enchaîné le plus institutionnel de nos journaux satiriques qui, bouclé le mardi, ne peut prévoir ce qui se passera le mercredi, en remontant la trace du tueur de Toulouse, reconnaît à son odeur nauséabonde la marque du néonazisme.

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Source de l’article: http://www.nationspresse.info/?p=164935

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