mars 2012 Archives | 2/33

Quatre mineurs, de 15 à 17 ans, ont été mis en examen pour assassinat. Dans la forêt de Beauvoir-en-Lyons (Seine-Maritime), ils auraient tendu un piège mortel à la victime avant de l’asperger d’essence.

« Mon fils est tombé dans un guet-apens, confie, effondrée, la mère d’Alexandre. Il a été tué de sang-froid comme un chien. » Le corps du jeune homme a été découvert en train de se consumer, dans la nuit de lundi à mardi, par des gardes forestiers qui effectuaient un comptage animalier dans les bois, près de Beauvoir-en-Lyons.

Dans le village de La Feuillie, 1 100 habitants, où résidaient la victime et la plupart de ses agresseurs, c’est la consternation. « On tombe le cul par terre », avoue, sous le choc, Pascal Legay, le maire. Comment expliquer une telle violence ?

Deux balles dans la nuque

« Il s’agit d’un assassinat, d’un geste prémédité, affirme Michel Senthille, le procureur de la République de Rouen. Nous avons des aveux et des éléments matériels. » Selon les enquêteurs, quatre jeunes, issus de deux fratries différentes, âgés de 15 à 17 ans, ont commis un cambriolage au début du mois de mars. « Ils ont déclaré avoir eu peur d’être dénoncés par Alexandre », poursuit le procureur.

« L’exécution a été programmée, assurait hier, le lieutenant-colonel de gendarmerie Hugues Jeannin. Les adolescents ont appelé à plusieurs reprises Alexandre sur son téléphone portable. L’un d’eux est venu le chercher à scooter pour le conduire près d’une route forestière où les attendaient les trois autres. »

Ils l’auraient ensuite fait asseoir sur un rondin. « Un pistolet de calibre 5,5 mm, provenant du cambriolage, a été utilisé. Deux balles ont été tirées dans la nuque de la victime, par deux personnes différentes, un seul tir a été mortel. » Le corps a ensuite été aspergé d’essence et enflammé. Les auteurs présumés se sont débarrassés de l’arme en la jetant dans une mare. La découverte du téléphone portable d’Alexandre, abandonné près de son cadavre, a permis aux gendarmes de progresser dans leur enquête.

Passé à tabac il y a un an

Alexandre avait déjà eu maille à partir avec l’un des garçons suspectés d’assassinat. « Il l’avait passé à tabac, il y a un an », poursuit sa mère. Totalement déscolarisé, son fils, était « en difficulté ». Il faisait l’objet d’une mesure d’assistance éducative de la part de l’Aide sociale à l’enfance.

Les quatre agresseurs présumés étaient connus de la gendarmerie pour quelques incivilités mais leurs casiers judiciaires sont vides. Hier matin, ils ont été conduits au palais de justice de Rouen où ils ont été mis en examen pour assassinat. Ils ont été écroués hier soir. Ils risquent une peine de vingt ans de prison.

Source de l’article: http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Alexandre-17-ans-tue-et-brule-dans-une-foret_39382-2060901_actu.Htm

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