14 mars 2013 Archives | FN 17 Federation Front National de Charente-Maritime

Le 11 Novembre 1918, de part et d’autre du front, les soldats abasourdis, peinant à croire que leur cauchemar était terminé, sortirent des tranchées et, sans pour autant fraterniser, se regardèrent enfin sans qu’il leur fût encore nécessaire de s’entretuer. C’était fini.

Le 8 Mai 1945, les Allemands, hébétés, saoûlés de coups, rayés de la certe, s’assirent sur les ruines de leur pays et contemplèrent le ciel soudain silencieux tandis que déja, à l’ouest du moins, ceux qui les avaient réduits à néant leur tendaient la main pour qu’ils se relèvent.

Le 19 mars 1962, une armée jusque là cantonnée en Tunisie, et dont la majorité des soldats, oisifs depuis quatre ans, n’avait jamais tiré le moindre coup de feu (ils séjournaient pour partie, désarmés, dans la ville où je vécus enfant), fut autorisée à se répandre sur l’Algérie pour y semer sur son passage massacres et désolation.

On nous demande aujourd’hui de commémorer ça, c’est-à-dire d’oublier ce qui s’ensuivit : quatre vingt civils tués, deux cents blessés le 26 Mars, rue d’Isly à Alger, cent cinquante mille harkis, citoyens français passés au fil de l’épée dans des conditions d’une sauvagerie inouïe, deux mille pieds-noirs de tous âges disparus, enlevés, brûlés à la chaux vive et dont les cendres furent dispersées dans des lacs, jusqu’au grand exode de Juillet. Et cette transhumance-là, pitoyable, d’un million de gens contraints au choix de la valise ou du cercueil, accueillis en France comme des chiens par des gens maîtres du djebel mais incapables de les avoir protégés comme ils l’auraient dû, là-bas.

Ceci est tout sauf la fin d’une guerre, sauf pour les vainqueurs, seuls à pouvoir s’enorgueillir de s’être débarrassés de leur adversaire. C’est exactement comme s’il fallait célébrer Juin 40 et l’Armistice sous prétexte que la France avait alors retrouvé la paix.

C’est historiquement pervers, d’une extrême lâcheté, honteux. Complaire ainsi à Monsieur Bouteflika sous prétexte que l’on doit caresser ses administrés dans le sens du poil pour en accueillir bientôt le tiers, déshonore les décideurs de cette faute absolue.

Il est normal que les communistes, dont la besogne inlassable fut de tirer dans le dos de nos hommes en Algérie, se réjouissent, via les rogatons de leur parti, de participer à cette fête saumâtre. Cela l’est moins de la part des anciens combattants d’Afrique du Nord, en tout cas de leurs représentants, qui adoptent cette journée de gloire pour leur ennemi en hommage aux dizaines de milliers de leurs camarades tués, blessés ou mentalement détruits au fil des huit années de la guerre. Je suis bien sûr qu’un grand nombre d’entre eux décideront de ne pas rejoindre leurs cadres devant les monuments aux morts. Je suis certain aussi que bien des maires resteront chez eux ce jour-là. Ils auront raison. Le 11 Novembre ayant été choisi pour commémorer tous les conflits modernes, il n’y avait qu’à y inclure celui-là et laisser les accords d’Évian aux seuls bons soins des historiens.

La tendance de nos gouvernants à la génuflexion devant les nations que leurs prédécesseurs ont construites de toutes pièces est suffisamment déprimante pour ne pas y ajouter le débouclage de la ceinture et la mise du pantalon aux chevilles. Ces attitudes qui mettent en joie leur futurs compagnons de route du 19 Mars pérennisé ne leur suffisent apparemment pas. S’ils veulent aller au bout de leur geste, qu’ils se tournent donc, qu’ils se mettent dans la position dite de la prière mahométane et qu’ils attendent. Au moins seront-ils cohérents, au chapitre déjà bien fourni de nos humiliations.

Alain Dubos

Source de l’article: http://feedproxy.google.com/~r/ripostelaique/znSM/~3/o1VDUPbq6fk/commemoration-du-19-mars-1962-hollande-humilie-la-france-pour-complaire-a-bouteflika.html

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