15 octobre 2013 Archives | FN 17 Fédération Front National de Charente-Maritime

Malgré des progrès, quelque 90% des urbains européens restent exposés à une pollution aux particules, et encore plus à l’ozone, qui dépasse les niveaux recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), alerte mardi 15 octobre un rapport de l’Agence européenne de l’environnement (AEE).

« De grandes parties de la population ne vivent pas dans un environnement sain […]. L’Europe doit faire preuve d’ambition et aller plus loin que la législation qu’elle a mise en place », et qui est moins stricte que les recommandations de l’OMS, estime le directeur exécutif de l’AEE, Hans Bruyninckx.

Principal problème : les particules PM10 (dont le diamètre est inférieur à 10 microns) et PM 2,5. Leurs émissions ont certes diminué respectivement de 14% et 16% dans l’Union européenne entre 2002 et 2011, indique le rapport de l’AEE. Mais en 2011, 33% des urbains de l’UE vivaient encore dans des zones où les concentrations maximum autorisées de PM10 sur 24 heures ont été dépassées. Un chiffre qui correspond aux normes, plus souples mais contraignantes, de l’Union européenne. 

Au regard des normes de l’OMS, plus strictes mais non-contraignantes, c’est 88% de la population urbaine qui serait exposée à ces particules dangereuses. 

Particules fines : un danger pour l’organisme

Les particules, dont les plus petites pénètrent profondément dans les poumons et le sang, sont à l’origine de pathologies respiratoires et cardio-vasculaires. Les PM10 sont essentiellement émises par des processus mécaniques comme les activités de construction, et les PM 2,5 sont issues de combustion (bois, carburants, notamment diesel).

6532927 Pollution : comment les particules fines attaquent notre organisme

Traduction des légendes :

Maux de tête et anxiété [SO2, dioxyde de soufre]

Impacts sur le système nerveux central [PM, particules en suspension – notées PM en anglais pour Particulate matter]

Maladies cardiovasculaires [PM, 03 (ozone), SO2]

Irritation des yeux, du nez et de la gorge. Problèmes respiratoires [03, PM, NO2 (dioxyde d’azote), SO2, BaP (benzopyrène ou benzo[a]pyrène)]

Impacts sur le système respiratoire : irritation, inflammation et infections ; asthme et fonction pulmonaire réduite ; maladie pulmonaire obstructive chronique (PM) ; cancer du poumon (PM, BaP)

Impacts sur foie, la rate et le sang (NO2)

Impacts sur le système reproductif (PM)

Risques d’un faible poids de l’enfant à la naissance

Par ailleurs, 98% des populations urbaines étaient exposées en 2011 à des concentrations d’ozone supérieures aux recommandations de l’OMS. L’ozone résulte de la transformation, sous l’effet des rayons solaires, des émissions du trafic routier et des activités industrielles, et est irritant pour les voies respiratoires.

Une étude européenne publiée mardi par le « Lancet Respiratory Journal« , basée sur 14 études menées dans 12 pays sur 74.000 femmes, montre qu’une exposition, même faible, à des PM 2,5 lors de la grossesse augmente les risques d’un faible poids de l’enfant à la naissance. Ce poids, estimé à moins de 2,5 kg après 37 semaines de grossesse, peut engendrer des problèmes respiratoires lors de l’enfance et des difficultés cognitives.

Pour les PM 2,5, l’UE a posé comme valeur limite 25 microgrammes par m3 d’air en 2015. L’OMS recommande 10 microgrammes. Toute augmentation de 5 microgrammes par m3 augmente le risque de faible poids à la naissance de 18% selon l’étude qui précise que ce risque intervient même à des niveaux inférieurs aux normes européennes.

Source de l’article: http://rss.nouvelobs.com/c/32262/f/493634/s/327c9812/sc/37/l/0Ltempsreel0Bnouvelobs0N0Cplanete0C20A1310A150BOBS11840Cpollution0Ecomment0Eles0Eparticules0Efines0Eattaquent0Enotre0Eorganisme0Bhtml0Dxtor0FRSS0E17/story01.htm

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