8 octobre 2013 Archives | FN 17 Fédération Front National de Charente-Maritime

Monsieur le Directeur de la Publication
« Le Nouvel Observateur »
12 Place de la Bourse
75002 PARIS
Nanterre, le 4 octobre 2013

LRAR

Monsieur le Directeur de la publication,

Dans un article publié sur le site du Nouvel observateur le 3 octobre 2013 et intitulé « Pourquoi le FN est toujours d’extrême droite », M. Renaud Dely affirme que le « Front National reste un parti d’extrême droite pour au moins une raison déterminante et indépassable : sa conception de l’identité ».

Ces écrits constituant une diffamation à l’encontre du mouvement que je préside, je vous prie et au besoin vous requiers de bien vouloir faire paraître en même place et dans les mêmes caractères que l’article incriminé, et ce en vertu de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881, le droit de réponse suivant :

« La priorité nationale n’est pas un concept ethnique ou racial et se fonde uniquement sur le principe de nationalité. Ce principe est au cœur de notre constitution républicaine et conforme à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, liant l’exercice des droits citoyens, tel que le droit de vote, à la nationalité.

Instaurer une totale égalité entre nationaux et non nationaux, c’est nier l’idée même de pays en tant que communauté de vie et de destin

Déterminer la priorité nationale comme « une négation des idéaux de la République » c’est de fait exclure de la République et qualifier d’extrême-droite les grandes figures de la gauche patriotique, ouvrière et populaire.

En effet, une première version de la préférence nationale est instaurée par la loi du 10 août 1932 protégeant la main-d’œuvre nationale. Le texte appelait à répondre à la crise économique en des termes très clairs : « On ne conçoit pas que la frontière soit encore ouverte à certaines introductions d’ouvriers étrangers. La première mesure qui s’impose est la fermeture des frontières » Un an auparavant, la SFIO, déposait une proposition de loi prévoyant des quotas d’employés étrangers.

Ce texte de loi venant renforcer un arsenal législatif et juridique mis en place sous la 3e République, telle que la loi du 8 août 1893, intitulée « loi relative au séjour des étrangers en France et à la protection du travail national » ou encore les différentes législations réservant certains droits électifs aux nationaux dans les domaines aussi divers que la représentation des salariés, la représentation syndicale ou la composition des conseils de prud’hommes.

Rappelons également que c’est un célèbre Président du Conseil, le socialiste Léon Blum qui écrivait dans les colonnes du Populaire « qu’en temps de crise, toute immigration supplémentaire doit être suspendue (…) Pour prévenir les conflits possibles entre chômeurs français et travailleurs étrangers.

C’est également Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste français qui le 6 janvier 1981, dans l’Humanité, en appelait à « un arrêt de l’immigration officielle et clandestine sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage ».

Il aura donc fallu l’arrivée au pouvoir en mai 1981d’une gauche déjà soumise à la mondialisation naissante pour tourner le dos à ces acquis sociaux, qui offraient une protection légitime aux travailleurs français.

Il est tout aussi inexact de prétendre que la priorité nationale repose sur un « précepte foncièrement anti-républicain »

En effet, l’article 74 de la Constitution reconnaît le droit aux Collectivités territoriales d’Outre-Mer de pratiquer la préférence régionale. Défendu aussi bien par l’UMP que le PS, ce principe a été introduit en 1998 en Nouvelle-Calédonie, étendu à la Polynésie française en 2004 et à Saint-Barthélémy en 2007.

Ce dévoiement de la préférence nationale, qui dans ce cas, instaure une discrimination entre citoyens français, fut accueilli avec enthousiasme par la gauche politique et syndicale…

De même, l’assimilation de la priorité nationale à une « logique similaire à celle qui a prévalu sous le règne de l’apartheid en Afrique du Sud » relève de la désinformation et d’un déni de réalité.

Le système de l’apartheid opérait une discrimination entre les citoyens sud-africains en raison de leur origine raciale, la priorité nationale vise à accorder des droits prioritaires dans le domaine de l’emploi, du logement, des prestations sociales à tous les citoyens français sans distinction de race, d’origine sociale ou de religion.

Enfin, établir un lien idéologique entre la préférence nationale et l’extrême droite, c’est diffamer un grand nombre de pays qui l’applique parmi lesquels l’Afrique du Sud post-électoral dirigée par l’ANC.

Dans un récent projet de résolution, les héritiers politiques de Mandela défendaient une immigration contrôlée en des termes peu équivoques « les non Sud-Africains ne devraient pas pouvoir acheter ou gérer des épiceries et des entreprises plus grandes sans s’être conformés à certaines dispositions législatives »…

C’est à la lecture de ces faits qui ne relèvent ni de l’interprétation ni d’une opinion que tout observateur un tant soit peu objectif et impartial reconnaîtra que le FN est un parti authentiquement républicain. »

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur de la publication, l’expression de ma considération distinguée.

Marine LE PEN

Source de l’article: http://fninfos.fr/?p=22976

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Rassemblement National

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