21 septembre 2015 Archives – FN 17 Fédération Front National de Charente-Maritime

Didier Quentin (député Maire) : Nous avons une question diverse déposée par Thierry Rogister du groupe « Royan Bleu Marine » relative à l’accueil des immigrés.

A ce titre, je vous ai distribué le courrier que j’ai adressé à Bernard Cazeneuve le 14 septembre dernier :
« Monsieur le Ministre, n’ayant pu me rendre à la réunion que vous avez organisée à la Maison de la Chimie de Paris, le samedi 12 septembre dernier,
avec un certain nombre de maires, je me permets de vous indiquer la position de la ville de Royan »…..DQ : Ils étaient 700 maires

Thierry Rogister (conseiller municipal et intercommunal de Royan- élu Front National): Ils étaient à peine plus de 300 Monsieur le Maire soit moins de 1% des Maires de France !

DQ : effectivement alors, compte tenu des 37 500 communes, cela fait 1 % seulement !

TR : Vous déclarez ne pas voir pu vous rendre à cette réunion, pourquoi ne pas clarifier votre position ? soit par l’affirmation de votre refus d’assister à cette mascarade
soit par un mea culpa destiné à vous faire pardonner votre absence ?

DQ : (continue de lire sa lettre au Ministre de l’intérieur) « Il n’est pas possible d’y accueillir des immigrants économiques, car 15 % de la population sont en dessous du seuil de pauvreté et le taux de chômage
y est supérieur à la moyenne nationale »

TR : Vous déclarez que Royan ne peut accueillir des immigrants économiques, j’aurai préféré qu’ils soient nommés « illégaux », car 15 % de notre population vit
au dessous du seuil de pauvreté.
Si ceci est une explication, j’espère que vous en avez d’autres. A moins que nous soyons condamnés à rester pauvre pour les siècles des siècles !

DQ : (continue de lire sa lettre au Ministre de l’intérieur)  » En revanche, notre cité disposant du Centre Audiovisuel de Royan pour l’Étude des Langues, le CAREL,
il serait possible de recevoir, pour une période, pour une période déterminée et limitée, des réfugiés politiques bénéficiant du droit d’asile, voulant apprendre le français,
l’anglais ou l’allemand, à condition que ces stages soient financés par des crédits de l’État ou de l’Union Européenne. Durant cette formation linguistique,
ces réfugiés pourraient être logés dans les anciens casernements de la gendarmerie nationale, désaffectés et laissés en déshérence, à propos desquels je vous ai écrit. »

TR :  Vous profitez d’un sujet d’actualité pour faire la promotion de notre centre linguistique. J’aurai tendance à dire : bien joué Monsieur le Maire !.
Avez-vous cependant imaginé que votre proposition, que j’ai lu au 3ème degré, puisse être prise au premier par le destinataire de votre lettre ?
Avez-vous imaginé comment vous pourriez refuser le droit au regroupement familial de vos futurs résidents ?
Avez vous imaginé les moyens à mettre en œuvre pour renvoyer les étudiants après une formation de plusieurs mois ?

DQ : (continue de lire sa lettre au Ministre de l’intérieur) « Je me tiens naturellement à la disposition de votre cabinet ou des services concernés de l’État,
pour étudier une telle hypothèse de travail. Avec par avance, toute ma gratitude pour votre esprit de coopération, je vous prie de croire, Cher Monsieur le Ministre,
à l’expression de ma considération distinguée. »

TR : Monsieur le Maire, je vous félicite ….. pour votre parfaite éducation. Nettement supérieure à la mienne.

DQ : je vous remercie pour ce jugement, mais je pense qu’il va y avoir un « mais » !

TR : Au risque, Monsieur le Maire, de ne pas clarifier votre position. Devant une situation aujourd’hui incontrôlée et, demain, incontrôlable, il est nécessaire
d’avoir des positions claires. SI-SI, NO-NO, dit-on au Vatican. Ce qui peut se traduire par: que ton oui soit oui, que ton non soit non !
Monsieur le Député Maire, « le peuple français est oublié », analyse avec justesse Michel Onfray. Si un ostréiculteur, un chômeur de longue durée, un jeune diplômé sans emploi,
une caissière smicarde ou un ancien avec une retraite de misère dit : qu’est-ce qu’on fait pendant ce temps là ? , les tenants du système crient au scandale, à la xénophobie.
Contrairement aux vertueux de la politique et des médias, je n’y vois rein d’obscène, rien de xénophobe ! je vois seulement la souffrance de Français étouffée par les
bien pensants atteint de xénophilie.

Régine Joly : (conseillère municipale, vice-présidente du conseil régional) pour moi, le scandale est là (elle montre un article de presse paru dans le Littoral), oui il est là,
c’est un élu du conseil municipal, Thierry Rogister qui déclare en parlant des réfugiés : « ils ne fuient pas les bombes, ils fuient leurs responsabilités ».

Thierry Rogister : Madame vous connaissez les journalistes, mon propos était plus explicite mais je confirme mon analyse.
Monsieur le Maire, cette situation était prévisible et déjà annoncée dans un roman, paru en 1973, « Le camp des Saints » de Jean-Raspail

Didier Quentin : oui je l’ai lu

Thierry Rogister : alors vous savez que le roman se termine mal, très mal.

Didier QUENTIN : mais nos valeurs nous imposent la charité, comme vous le diriez, je suis un protestant prétendument réformé, regardez,
une fondation protestante de notre département se propose d’accueillir 80 réfugiés, le quart du quota du département !

Thierry Rogister : si vous voulez parler de charité, parlons-en.

Didier Quentin : même le Pape vous y invite

Thierry Rogister : l’enseignement de l’Église est clair. Lisez l’encyclique « Caritas in Veritate » parue en 2009 : la charité n’existe qu’en Vérité, sinon c’est, au mieux,
de la sensiblerie !

Régine Joly : (très énervée) ça suffit à présent ! nous avons une tradition de l’accueil des réfugiés.Nous avons su accueillir 500 000 espagnols victimes du franquisme,
des Hongrois, des asiatiques, nous avons accueilli plus d’un million de rapatriés

Une conseillère municipale de la majorité UMP (hors micro) 
: ils étaient français !

Thierry Rogister : arrêtez de mentir au français. Un futur Ministre de François Mitterrand, alors Maire de Marseille, Gaston Defferre se proposait en 1962 de jeter à la mer
Pieds noir et Harkis. C’était généreux çà ??

(Brouhaha dans l’assemblée)

Régine Joly : le droit d’asile est une obligation régie par des accords internationaux !

Thierry Rogister : Monsieur le Maire, la situation est grave, vous devez nous éclairer sur la réalité de votre position ! Si-Si, No-No !

Didier Quentin : vous conduisez un débat digne de l’assemblée nationale

Thierry Rogister : je m’y prépare Monsieur le Député

Didier Quentin : (rire) la séance est levée !

Front National
Marine le pen
Le Pen
Rassemblement National

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