l’ancien communiste José Evrard mènera une liste Rassemblement Bleu Marine aux municipales

En attirant José Evrard dans son giron, le Front national vient de réussir une belle prise de guerre . Un terme auquel ne goûte guère Laurent Brice. Le secrétaire départemental préfère parler de « valeur ajoutée au sein de la famille FN ». N’empêche, l’homme est un ancien militant communiste, ancien membre du bureau national des élus communistes. Brouillé avec la famille Troni, il a quitté le parti en 2001. Candidat aux municipales en 2001 et 2008, celui qui siège dans l’opposition sous la bannière Oxygène, se présentera derrière celle du Rassemblement bleu Marine, l’an prochain.

Concomitance de valeurs

Du PC au FN, l’écart n’est pas si grand que cela, selon lui : « Je suis issu d’une famille de résistants, mon grand-oncle a été fusillé à la citadelle d’Arras en 1944, mon père était mineur au 7 d’Auchel, le premier puits qui a fermé après la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Marine Le Pen fait appel au sens du patriotisme, dans l’économie, la culture… ça me parle, je ne peux pas être hermétique à ce discours, il y a une concomitance de valeurs », explique le conseiller municipal qui précise toutefois être « ni fasciste ni raciste ». Et n’éprouve aucun regret à avoir quitté son ancienne famille politique : « Le PC est sous transfusion sanguine (sic) du PS. Le Front de gauche est coresponsable des malheurs qui nous frappent : on a dit mieux vaut Hollande que Sarko, c’est pas mieux, c’est la même politique ordonnée par Bruxelles. »

À ses côtés, Martine Warin. Cette commerçante siège au conseil depuis 2001. En 2008, elle suit le dissident socialiste Yvon-Marie Laury avant de s’en détacher (« trop laxiste ») et de se rapprocher de José Evrard. Son adhésion aux idées frontistes est le fruit d’un ras-le-bol du gouvernement « qui fait du social et tape sur les gens qui travaillent », du sentiment « d’être exclus dans notre propre pays ».

S’il se défend de toute volonté de règlement de comptes, « je laisse les querelles de personnes à d’autres », le passif est lourd entre José Evrard et le maire. Le 17 avril 2011, « les gros bras de la CGT nous ont interdit l’accès au conseil. On a été insultés, on a reçu des œufs. Une plainte a été déposée, depuis pas de réponse. On a été convoqués au commissariat d’Hénin pour nous dire qu’on l’avait perdue ! Il y a des gens qui sont peut-être plus intouchables que d’autres », suggère José Evrard qui tire un bilan noir de la municipalité : gestion clanique, opacité, promesses non tenues : « L’EPAHD n’est pas fait, on crée une médiathèque sans nous consulter, on ne nous donne plus les bilans d’Adevia. »Sur les emprunts toxiques : « Le maire a toujours nié en avoir pris et au dernier conseil dit qu’il n’y en a plus ! Leur renégociation va coûter 1,96 M € à la ville ». La gestion du problème avec les forains serait révélateur de la méthode Troni : « Prendre sa ville en otage pour capituler en rase campagne et dire que la ducasse va se faire.. On aurait pu s’y prendre autrement. »

Le tandem bénéficie des gros moyens du FN pour sa campagne. Depuis une semaine, des questionnaires sont distribués en ville pour sonder les attentes des Billysiens. Quant à la liste, elle prend forme : « Le climat est très bon, chaque jour apporte des surprises », sourit José Evrard. C. L. C.

Source: La Voix du Nord

Source de l’article: http://fninfos.fr/?p=23320

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