Breivik visaient ceux qui « avaient l’air de gauche »

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11h45 : La Norvège selon Breivik. Le tueur d’Oslo a dressé une liste de revendications politiques : la dissolution du Parlement, un nouveau gouvernement de « nationalistes » dirigé par Breivik lui-même, la mise en place d’une loi martiale, ainsi que 20 heures de diffusion de ses revendications en « prime » à la télévision norvégienne. « Ces revendications sont irréalistes mais il est fort possible que cela se produise à l’avenir », a-t-il déclaré.

11h40 : « Une mission suicide ». Breivik donne des détails sur le « sens » de son geste. « Le 22 juillet n’est qu’une contribution à la lutte anti-islam. Rien de plus. L’amour de mon peuple, de mon pays, de ma culture prévaut sur l’amour que j’ai de moi-même », affirme Breivik. Puis la cour l’interroge sur les raisons qui l’ont poussé à tirer même après avoir appelé la police. « J’étais sûr à 95% d’être abattu. Pour moi le 22 juillet était une mission suicide », a-t-il ajouté.

11h30 : « Une assiette d’excréments ». La cour l’interroge sur la difficulté, qu’il avait déjà exprimé, de tuer la première personne. « C’est comme quand on vous présente une assiette d’excréments : vous n’avez pas envie d’en manger », a affirmé Breivik qui poursuit ses explications sur un ton provocateur.

11h20 : Che Guevara et Fidel Castro. Breivik essaye de légitimer ses actes auprès de la cour. « Quand il s’agit de défendre notre légitimité, nous sommes aussi crédibles que Che Guevara et Fidel Castro », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « le problème est qu’on considère qu’un révolutionnaire qui échoue est un criminel, celui qui réussi est un homme d’Etat », a martelé le tueur d’Oslo qui dit se considérer comme « un fantassin ».

 

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11h10 : « Un assassinat politique ». Breivik aurait également projeté d’assassiner Eskil Pedersen, le leader des jeunes travaillistes norvégiens. « C’était un objectif secondaire pour n’importe quel jour », a-t-il déclaré. Il dit avoir prévu de le décapiter, en le filmant, s’il avait eu le temps. « Ça aurait été un assassinat politique, rien de plus », a-t-il ajouté.

11h05 : D’autres exécutions. Breivik voulait également « exécuter », la journaliste norvégienne Marte Michelet, la compagne d’Ali Esbati, journaliste suédois et ancien dirigeant de l’association pour la jeunesse de la gauche suédoise, qui est également rescapé d’Utoya. Il y a quelques jours, Courrier International relayait son témoignage.

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10h55 : La décapitation est une « arme puissante ». Jeudi, Breivik avait affirmé qu’il avait l’intention d’enlever puis de décapiter l’ancien Premier ministre norvégien, Gro Harlem Brundtland lors de la tuerie d’Utoya. Aujourd’hui, il a de nouveau évoqué ses plans concernant celle qui est également l’ancienne directrice générale de l’organisation mondiale de la santé. « Je suis le commandant en chef. Brundtland a commis des crimes. La décapitation doit être utilisée dans cette guerre psychologique. C’est une arme puissante », a déclaré Breivik.

10h45 : Ce qu’il hait. Breivik affirme qu’il déteste trois idéologies : « l’islam », « le communisme » et le « nazisme », rapporte Olivier Truc, correspondant du Monde.

 

10h40 : Encore beaucoup de monde à l’ouverture de cette 6e journée :

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10h30 : La paranoïa de Breivik. A la suite des actes qu’il a commis, Breivik assure avoir pensé que le gouvernement norvégien allait mettre en place « une loi martiale » et que sa famille et ses amis « seraient lynchés ».

10h20 : Un petit avion. Breivik affirme devant la cour qu’il pensait être abattu par la police sur l’île d’Utoya. Selon lui, les travaillistes ont demandé aux forces de l’ordre de le tuer d’une balle dans la tête. Il ajoute qu’il a appris à piloter de petits avions pour pouvoir fuir. Lorsque le procureur lui demande s’il sait piloter, Breivik répond qu’il a vu « des vidéos sur Youtube ».

 

10h15 : Le petit garçon de l’île. Breivik raconte comment il a épargné un petit garçon qu’il a croisé sur Utoya. « J’ai dit à l’enfant de ne pas s’inquiéter, que tout ira bien. Mais je sais que j’ai détruit sa vie. Il est en état de choc », rapporte un journaliste présent au procès.

 

10h10 : « Atroce » mais « nécessaire ». Le massacre des jeunes travaillistes et des employés des ministères était « atroce mais nécessaire », a-t-il répété, affirmant que 44 des personnes qu’il a abattues sur Utoya avaient des responsabilités au sein de la Jeunesse travailliste et que le camp d’été était un « camp d’endoctrinement politique ».

10h : « Mes profondes excuses ». Breivik a présenté des excuses pour ses victimes sans appartenance politique. Mais il a refusé d’en faire de même pour les proches des adolescents tués sur l’île d’Utoya. « J’aimerais leur présenter mes profondes excuses », a-t-il déclaré, en s’adressant aux familles des passants tués ou blessés par l’explosion de la bombe qu’il avait placée de le 22 juillet 2011 près du siège du gouvernement norvégien.

9h40 : Que s’est-t-il passé vendredi ? Il a déjà longuement détaillé, d’une voix effroyablement calme et détachée, comment il avait fait feu pendant 75 minutes sur les jeunes travaillistes, certains paralysés par la peur, achevant la plupart d’entre eux d’une balle dans la tête. Selon lui, les adolescents étaient des « cibles légitimes » car ils étaient membres d’une organisation politique coupable, à ses yeux, d’exposer la société norvégienne au multiculturalisme et à l’islam.

>>> Pour connaître tous les détails de la journée d’audience de vendredi, cliquez-ici.

9h30 : Ouverture de son procès.

Front National
Marine le pen
Le Pen
Rassemblement National

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