du lard ou de la dinde ?

 Confessions de l’ex présidente de la HALDE : du lard ou de la dinde ?

De Jeannette Bougrab, les férus de politique retiennent qu’elle a été secrétaire d’Etat à la Jeunesse de 2010 à 2012, nommée à ce poste par son mentor Nicolas Sarkozy. Elle avait accédé à cette fonction après un furtif passage à la présidence de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité – la HALDE, funeste héritage de l’ère Chirac II.

Aujourd’hui retirée de la vie politique – sauf si Sarkozy revient, assure-t-elle ! –, Jeanette Bougrab vient de publier un ouvrage emphatiquement intitulé Ma République se meurt. Au fil des chapitres, il semble que quelques mois passés dans l’anonymat ont suffi à lui rendre une certaine lucidité et surtout une liberté de parole dont on aurait aimé qu’elle fasse preuve lorsqu’elle était aux responsabilités.

A propos de la HALDE, son éphémère présidente assène : « C’était le ver dans la République. Quand ces gens de la HALDE m’ont expliqué que les responsables de la crèche Baby-Loup étaient des salauds parce qu’ils interdisaient le port du voile aux employés, les bras m’en sont tombés. J’ai vu là-bas les ravages du communautarisme et du différentialisme dans l’esprit de gens pétris par une culpabilité postcoloniale ». Hormis, effectivement, une farouche implication dans le dossier Baby-loup, Jeannette Bougrab n’a pourtant rien initié qui ait été de nature à changer le fonctionnement ou les mentalités de l’institution qu’elle dirigeait.

 

Fille de harkis, celle qui est aujourd’hui avocate s’indigne avec véhémence – et raison – non seulement du sort réservé par la France gaullienne à ses fidèles soutiens d’Algérie, mais aussi de l’absence de reconnaissance du président de la République envers eux et leurs descendants : [lors de la visite officielle de François Hollande] « Je remarque qu’il n’a pas dit un seul mot sur les harkis… On assiste à un paradoxe étonnant. J’ai ainsi été invitée – alors que je suis fille de harki – à la fête nationale algérienne par l’ambassadeur. Mais en revanche, je n’ai jamais été priée de venir à la dernière journée d’hommage national aux harkis. On a finalement l’impression que la France n’est pas capable de défendre ses propres concitoyens. On ne peut pas être généreux pour certaines catégories et laisser les autres de côté ».

Plus grave encore pour les tenants d’une assimilation inversée, Jeannette Bougrab rejoint le constat de nombre de nos compatriotes quant à la place grandissante faite à l’islam par les (ir)responsables politiques au pouvoir. « Il n’y a pas de charia light ou d’islamisme modéré », écrit-elle, avant de poursuivre : « Je regarde lucidement ce qui se passe en Algérie, en Tunisie, au Maroc. Et même ici en France. Je songe à ces 8500 pots de mousse au chocolat jetée au Havre en décembre car ils contenaient de la gélatine de porc. A Strasbourg, on supprime la couronne de l’Épiphanie. Plus tragiquement, je n’oublie pas le sort de Sohane, brûlée vive dans un local-poubelle. Je pense à l’affaire Merah. Charb, le directeur de Charlie Hebdo, vit sous protection policière. Le philosophe Robert Redecker ne peut toujours pas enseigner… Donc, non, je n’ai aucun complexe à parler de l’islam ».

Sincérité empreinte de remords tardifs ? Souci d’honnêteté intellectuelle, à présent qu’elle peut s’exprimer sans crainte de mettre en péril un confortable salaire (14.000 € à la HALDE) ? Volonté de créer l’évènement et d’ainsi bien vendre son livre (plusieurs ministres UMP y sont sévèrement égratignés) ? Difficile de se faire une opinion tranchée…

En préambule de son ouvrage, Jeannette Bougrab énonce un credo de circonstance : «  Je méprise les esprits conformistes, les bien-pensants ». Ça tombe bien. Nous aussi.

Source de l’article: http://www.nationspresse.info/?p=204503

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