Hongrie. Le pays qui a éradiqué la gauche !FN 17 Federation Front National de Charente-Maritime

« Aujourd’hui, les Hongrois ont voté pour la Hongrie et son avenir. Je sens dans mes nerfs et je sais dans mon cœur que je suis face à la plus grande tâche de mon existence. J’aurai besoin de tout le peuple hongrois pour la surmonter. » Savourant son raz de marée électoral, à l’issue des législatives d’avril 2010 – il venait de rafler 52 % des voix et deux tiers des sièges, contre 19 % au Parti socialiste sortant (MSZP) et 16 % à l’extrême droite (Jobbik) -, le Premier ministre conservateur Viktor Orban livrait, en ces termes lyriques, sa vision messianique du futur.Revenu au pouvoir après une longue éclipse, il allait muer son petit pays exsangue de 10 millions d’âmes en tigre économique, grâce à une « croissance sans austérité », tout en éradiquant la gauche, porteuse, à ses yeux, de toutes les turpitudes et responsable de la faillite du pays. Un triomphe aux accents de vengeance, huit ans après avoir lui-même été chassé du pouvoir par les socialistes.

Tout au long de la campagne, Orban a martelé que ses adversaires, pour la plupart des ex-apparatchiks communistes ayant tourné casaque à la chute du mur de Berlin, étaient « menteurs », « corrompus » et, de surcroît, de bien mauvais patriotes, « vendus » à l’Occident, bradant l’intérêt national. Il se promettait de les poursuivre en justice et de restaurer la fierté nationale de ses concitoyens.

Il faut dire que, outre plusieurs affaires de corruption, un énorme scandale empoisonne la vie politique magyare depuis plusieurs années : au lendemain des législatives d’avril 2006, remportées de justesse par le MSZP, le Premier ministre socialiste de l’époque, Ferenc Gyurcsany, avait prononcé un discours devant la direction du parti, à Balatonoszöd, un village situé au bord du lac Balaton.

Là, il avouait dans un langage très cru avoir menti sur l’état du pays et avoir fait de fausses promesses pour remporter le scrutin. « Nous avons merdé […]. Personne en Europe n’a fait de pareilles conneries […]. Il est évident que nous avons menti tout au long des dix-huit derniers mois […]. Nous avons tout fait pour dissimuler, en fin de campagne électorale, ce dont ce putain de pays a vraiment besoin, et ce que nous comptions faire une fois élus : nous le savions tous, après la victoire, il faut se mettre au travail, car jamais nous n’avons eu de tels problèmes. » Un bref moment de lucidité. Mais la diffusion de son discours à la radio nationale (sans doute enregistré par un rival), en septembre, déclencha un tollé politique.

Toute honte bue, Gyurcsany s’accrocha à son poste. Délogé par ses amis politiques, il cédera sa place à un de ces gouvernements d’experts qu’affectionne tant Bruxelles, dirigé par son ex-ministre des Finances, Gordon Bajnai, qui, après une cure d’austérité drastique mettant les Hongrois à genoux, transmettra à Viktor Orban des comptes à peu près rétablis.

Né en 1961, Gyurcsany est pourtant un représentant typique de la tendance « jeune, moderne et tournée vers l’Occident » de la gauche libérale ex-communiste. Ancien cadre dirigeant des Jeunesses communistes, il s’est lancé dans les affaires dès la chute du Mur et est devenu rapidement millionnaire. En 1992, il est classé 50e fortune du pays ! Ce qui ne l’empêche pas d’entrer en politique sous l’étiquette socialiste en 2002 et de prendre la place de Premier ministre deux ans plus tard…

Autant dire que le MSZP n’a de socialiste que le nom et l’origine lointaine puisqu’il fut fondé sur les ruines du PC magyar, le Parti socialiste ouvrier hongrois. Ce que l’écrivain britannique d’origine hongroise Tibor Fischer résume ainsi : « En Hongrie, la gauche n’est pas vraiment la gauche, mais les ex-communistes [qui sont] aussi marxistes qu’Al Capone»… « A sa fondation, la gauche chez nous n’était pas anticapitaliste, mais promarché », tempère Agnes Rényi, professeur de sociologie à l’université Elte de Budapest. Et d’excuser : « Il fallait ouvrir le pays politiquement et économiquement. »

Source de l’article: http://www.marianne.net/Hongrie-Le-pays-qui-a-eradique-la-gauche _a230188.html

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