Le vilain petit Qatar maître d’un jeu de dupes au Moyen-Orient et en OccidentFN 17 Federation Front National de Charente-Maritime

Comparativement à sa petite taille et à sa faible population, l’influence du Qatar ne cesse de croitre. Comment se fait-il que ce pays de moins de 1,8 millions d’habitants (dont 500.000 étrangers), 60 fois plus petit que la France et qui n’a obtenu son indépendance qu’en 1971, ait acquis un pouvoir aussi important ? L’émirat est devenu une puissance internationale qui dicte la politique de la France au Mali, pousse la décision de l’UE de lever l’embargo sur les armes contre les djihadistes en Syrie, et a contribué au renversement de Kadhafi ou à la création du Darfour au Soudan. Pays artificiellement créé par l’influence anglo-saxonne, le Qatar a disposé d’un véritable plan Marshall à l’européenne pour se développer en une pétromonarchie. Un Etat-rentier dont les hydrocarbures sont la seule source de richesse qui en fait le troisième exportateur mondial de gaz derrière la Russie et l’Iran. Mais dans quelques décennies, pétrole et gaz auront disparu. Il faut donc trouver d’autres sources de revenus et de placements financiers à l’étranger. Si le reste des pays du Golfe envisagent leurs investissements uniquement à partir de la situation financière, les fonds qataris ont la particularité d’être utilisée comme un outil d’influence politique. Notamment dans les capitales européennes.

Ainsi depuis 2008, lorsque la crise s’est étendue à grandes enjambées à travers l’Europe, le Qatar a commencé à acheter activement l’immobilier de luxe au Royaume-Uni, en France, en Italie et en Grèce. Il s’est de même imposé dans le capital des plus importantes sociétés jusqu’à en devenir parfois l’unique propriétaire. Les investissements qataris au Moyen-Orient sont encore plus impressionnants. L’émirat est le principal sponsor du président Morsi en Egypte et a participé à sa façon aux fameux printemps arabes, en fournissant 500 millions de dollars à la Tunisie. Les investissements dans le Conseil National de Transition en Libye et dans le financement de l’intervention des djihadistes en Syrie, sont quant à eux, difficiles à calculer. Mais l’exploitation du terminal gazier de Benghazi renfloue largement le créancier. Nul doute qu’un philosophe péripatéticien pacificateur, des industriels et des hommes politiques français n’y aient trouvé aussi leur compte.

L’ascension fulgurante du Qatar fait cependant grincer quelques dentiers dans la région. Notamment ceux de la famille régnante d’Arabie Saoudite qui ne voit pas d’un très bon œil que son statut de nation phare du monde arabe et musulman, lui soit contesté. Malgré des positions et des actions communes, les intérêts des deux pétromonarchies s’opposent sur le long terme. Assuré de ses soutiens occidentaux et de ses nouveaux privilèges, l’émir du Qatar avait exprimé son souhait de briser progressivement le monopole régional de l’Arabie Saoudite, en travaillant activement à une défaite politique et économique de son rival arabe, quitte à créer – une fois n’est pas coutume- une révolution populaire. Le lobby saoudien n’est pas resté inactif et a intrigué de son côté, dans les couloirs de Washington pour réduire l’influence du vilain petit Qatar, accusant Doha de soutenir les terroristes islamistes d’« Al-Qaïda », mais aussi en échange d’importantes concessions concernant la question israélienne. Le 17 avril 2012, lors d’une visite en Europe de l’émir du Qatar, une tentative de coup d’état avorte de peu. Dirigé par le chef d’état-major, Hamad ben Ali alattiyah, étroitement lié à la maison royale Saoudienne, il visait à placer le frère de l’émir à la tête du pays. Les revendications portaient essentiellement sur l’établissement des relations avec Israël, l’alignement des politiques de l’émirat avec celles des États-Unis et la destruction de la hiérarchie traditionnelle arabe. La dynastie régnante a tenté d’étouffer l’événement mais l’avertissement a été clair : les Etats-Unis ne sont pas prêts de soutenir le désir hégémonique du Qatar et les méthodes utilisées irritent même les alliés. Message reçu jusqu’à présent, car le Qatar reste l’un des partenaires les plus importants des Etats-Unis avec plusieurs bases militaires dans l’émirat.

Le remaniement à la tête de l’émirat semble n’être que de pure forme, car ce n’est visiblement pas pour des raisons de santé, que le cheikh, Hamad bin Khalifa al-Thani a décidé d’abdiquer en faveur de son quatrième fils âgé de 33 ans, le Cheikh Tamim bin Hamad althani, mais bien plutôt comme le résultat des consultations avec Washington, Londres et Riyad. Le nouvel émir, diplômé de l’académie militaire royale anglaise de « Sandhurst », Chevalier de l’Ordre français de la Légion d’Honneur, est en outre copropriétaire et administrateur en chef, du fond Qatarien. Pour complaire aux principes occidentaux, il a promis la convocation de l’Assemblée nationale locale et même des élections municipales, mais seulement avec la participation des populations autochtones, soit un sixième de la population. Washington, qui a su fermer les yeux dans les moments difficiles, se réjouit ainsi de présenter au monde, une transition du Qatar vers la démocratisation. Les Saoudiens espèrent pour leur part que le jeune souverain du Qatar, ne va pas répéter les erreurs de son père et conservera la déférence qui leur est dû, en tant que «gardiens des lieux saints».

Ce remaniement dynastique, marque en tout cas, une nouvelle étape dans l’hostilité croissante des Saoudiens et Qataris, envers la Russie, qu’ils considèrent comme un concurrent sur le marché de l’énergie. Le nouvel émir ne négligera aucun effort pour porter préjudice à la Fédération de Russie dans ses marchés traditionnels du gaz naturel, dans le Sud-Est et en Europe orientale, ainsi qu’en Turquie. Comme son père, il est prêt à soutenir l’expansion salafiste dans le Caucase russe et le Tatarstan, à travers le financement de nombreuses organisations non gouvernementales caritatives et religieuses, comme en Tunisie, en Egypte et en Libye. Plus personne aujourd’hui n’ignore, l’implication directe de l’Arabie Saoudite et du Qatar dans le drame syrien, en tant que bailleurs de fonds et principaux fournisseurs d’armes de la pseudo rébellion qui comptent dans ses rangs, des citoyens de Russie et des républiques d’Asie centrale. Sous la présidence de Dimitri Medvedev, l’émir du Qatar avait un temps, promis de procéder à des investissements en Russie, à condition que Moscou, refuse de fournir des systèmes S-300 à l’Iran, l’unique puissance régionale capable de restreindre les aspirations hégémoniques des pétromonarchies du Golfe persique. Aujourd’hui le Qatar soutient ouvertement la guerre en Irak, opposant les sunnites au gouvernement de la majorité chiite, dirigé par le Premier ministre, Nouri al-Maliki. Et il est bien évident qu’il le fait en coordination avec Washington qui cherche à faire sauter le « croissant chiite ». Là comme ailleurs, on retrouve l’harmonie des intérêts entre Doha, Riyad et Washington qui composent une bien triste marche funèbre, que ne parviennent pas à couvrir les cris des innombrables victimes innocentes.

Source de l’article: http://www.prorussia.tv/Le-vilain-petit-Qatar-maitre-d-un-jeu-de-dupes-au-Moyen-Orient-et-en-Occident_v409.html

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