Pays-Bas : le Premier ministre présente la démission de son …

Depuis samedi, rien ne va plus à la tête des Pays-Bas. La coalition gouvernementale a éclaté en fin de semaine dernière sur la politique à mener pour réduire le déficit public. Le Parti pour la liberté (PVV), le mouvement d’extrême droite de Geerd Wilders a claqué la porte. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a présenté lundi après-midi la démission de son  gouvernement à reine Beatrix, chef de l’Etat.

Le pays se dirige a priori vers des élections anticipées.

Ce lundi, le Premier ministre du parti libéral (VVD) est arrivé discrètement au palais de la reine Beatrix, chef de l’Etat, à La Haye, vers 14 heures, a indiqué Henk Brons, porte-parole du gouvernement néerlandais, selon lequel il est «difficile de dire combien de temps va durer la rencontre». Mark Rutte avait présidé lundi matin un conseil des ministres extraordinaire, qui avait démarré à 9h30 destiné à tirer les leçons de l’échec des négociations sur une réduction du déficit public. «Je pense qu’il va y avoir des élections au plus vite, c’est ce qui me semble le plus raisonnable», a déclaré à la presse le chef du Parti pour la liberté Geerd Wilders, à l’origine de la crise politique.
Le gouvernement n’a plus la majorité à la chambre des députés

Geerd Wilders, dont le parti assurait au gouvernement une majorité de 76 sièges sur 150 jusqu’à la démission le 21 mars de l’un de ses députés, avait créé la surprise samedi en quittant la table des négociations. Il avait ainsi rompu l’accord de soutien conclu avec le parti libéral (VVD) de Mark Rutte et les chrétiens-démocrates (CDA) du vice-Premier ministre Maxime Verhagen, qui formaient une coalition gouvernementale minoritaire de centre-droit depuis octobre 2010.
Depuis le 5 mars, Mark Rutte, Maxime Verhagen et Geert Wilders, à la tête du PVV islamophobe et eurosceptique, s’étaient retrouvés presque chaque jour au Catshuis, la résidence de travail du Premier ministre à La Haye. Leur mission : s’entendre sur les mesures à prendre pour dégager 16 milliards d’euros d’économie afin de réduire le déficit public des Pays-Bas qui a atteint 4,7% du PIB en 2011, bien au-delà de la norme de la zone euro de 3%.
Le paquet de mesures sur la table des négociations prévoyait notamment une légère hausse de la TVA, un gel du salaire des fonctionnaires et une réduction du budget de la santé et de l’aide aux pays en développement. «Il faut venir avec un paquet de mesures qui ramène les dépenses publiques en ordre mais qui étouffe moins les citoyens», a affirmé lundi Geert Wilders.

La crainte de perdre le triple A
Le ministre des Finances Jan Kees de Jager a de son côté indiqué lundi partir du principe que le parlement approuvera des mesures visant à ramener le déficit public sous la limite ne vigueur dans la zone euro. «Nous allons rapidement discuter des mesures (à prendre, ndlr) avec la chambre basse du parlement», a-t-il ajouté.
Un débat est prévu mardi à la chambre basse du parlement néerlandais pour discuter de la situation politique, a annoncé lundi sa présidente, Gerdi Verbeet. Selon les analystes, les Pays-Bas risqueraient de perdre le précieux triple A dont ils bénéficient auprès des trois principales agences de notation financière.
Le gouvernement minoritaire de Mark Rutte avait été formé à l’issue d’élections anticipées organisées après la chute en février 2010 du gouvernement du chrétien-démocrate Jan Peter Balkenende en raison de désaccords au sein de la coalition de centre-gauche sur la prolongation de la mission militaire néerlandaise en Afghanistan.

Source de l’article: http://www.leparisien.fr/international/pays-bas-le-premier-ministre-presente-la-demission-de-son-gouvernement-23-04-2012-1968262.php

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