humiliation et déssocialisation supplémentaires du peupleFN 17 Fédération Front National de Charente-Maritime

Tribune libre de Gauthier Bouchet, secrétaire départemental du Front national de la jeunesse (FNJ) de Loire-Atlantique

bière 300x225 Taxe Hollande sur la bière : humiliation et déssocialisation supplémentaires du peuple

L’annonce récente d’une « réflexion », par le gouvernement français, au sujet d’une forte augmentation des taxes prélevées sur la bière, peut sembler symptomatique d’une époque où les gabegies de toutes sortes n’ont jamais été immenses, cependant que les mesures d’économie envisagées ne dépassent jamais le stade du ridicule, de l’inefficace, du vexatoire.

En effet, après une énième taxe Sarkozy ayant porté, l’an dernier, sur les alcools forts, c’est désormais au tour de la bière, heureusement depuis longtemps « délaissée » par les appétits d’impôts des gouvernements successifs, d’attirer l’attention d’un gouvernement en quête désespérée de tous les bouts de ficelles. Ce palliatif-ci devrait, espère-t-on en haut lieu, en doublant la taxe actuelle, permettre à l’État de récupérer quelques 250 millions d’euros supplémentaires par an à partir de 2013. Tout à la fois risible, sur le plan économique, et humiliant, sur un plan purement humain.

En effet, qui parmi les communiquants du gouvernement, une fois cette mesure annoncée – elle devrait l’être la semaine prochaine – pour aller au-delà des éléments de langage habituels sur la « santé publique », cache-sexe commode d’un hygiénisme bien humiliant, qui prend chaque jour un peu plus les Français pour des imbéciles ? Le peuple français, dizaines de millions d’hommes et de femmes dont l’humilité tranquille n’a d’égal – l’Histoire le sait bien – que le sentiment de révolte quand il est temps de l’exprimer ; peuple laborieux qui fut longtemps avant tout celui d’ouvriers et de paysans se crevant à la tâche, et non pas de bobos, n’a aucune raison d’être infantilisé de la sorte.

Cette mesure de bonne conscience ne serait pas complète dans son abjection si, au-delà d’être inefficace et brimante, elle n’était pas aussi l’instrument supplémentaire d’une constante déssocialisation de notre peuple. Laquelle semble, à bien des égards, voulue par nos élites. Il parait en effet plus commode de gouverner comme on le souhaite, si au préalable l’on dilue un peuple dans sa capacité de conscience – et de révolte – lorsqu’on l’importune ainsi constamment de la sorte, du fait de l’empêcher de penser comme il le souhaite à celui de le restreindre un peu plus chaque jour, en taxant tout et n’importe quoi sous des prétextes mensongers, dans ses libertés les plus ordinaires. Pour commencer, dans sa liberté d’être simplement « français », et de ne pas considérer la bière comme impropre, parce que ses élites l’auraient décidé.

Il n’est pas impensable en effet, que, selon les mots de l’historien Bertrand Joly qu’« Une République qui s’est faite petite à petit, par le vote, par la presse, par le train, par l’école, par le cabaret » soit aujourd’hui consciemment défaite, paradoxalement, par la destruction de ces mêmes choses, repères chaque jour un peu plus effacés dans un but tristement normatif. Un vote sans cesse plus décrédibilisé par l’alternance malhonnête du faux bipartisme UMP-PS, et l’abstentionnisme voulu. Une presse confinée dans ses libertés par le jeu de groupes financiers et bancaires. Des services publics, hier lieux de sociabilité par excellence – une poste, une école, une gare – mais aujourd’hui mis sur la voie forcée de la privatisation et du « moins d’État », qui réduit partout la qualité de prestation tout en augmentant les coûts. Enfin, ce cabaret comme lieu charnière du débat d’idées, donc, in fine, de l’apprentissage de la République – pour ou contre elle, du reste – où le Français sera chaque année un peu plus importuné, devant hier éteindre sa cigarette, aujourd’hui la payer un peu plus cher encore (+ 7 % d’augmentation), et, demain trinquer un peu plus pour, finalement, trinquer moins.

Il est probable que, dans les palais – mot pris dans le sens que vous souhaitez – de nos gouvernants actuels, la bière ne soit pas (plus) la bienvenue de longue date. Trop française. Insolemment populaire. Pas assez branchée pour le goût aseptisé d’élites devenues techno-gestionnaires. Élites hors-sol, hommes sans âme d’une superclasse nouvelle, à défaut d’être encore être issue du peuple, d’avoir encore contact avec celui-ci, de comprendre ses doléances pourtant bien modestes et, peut-être demain, de se souvenir jusqu’à l’existence de ce même peuple.

Source de l’article: http://fninfos.fr/?p=9180

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